WincoachLogo de wincoach

Smartphone0486 707 496 - Sonia Piret

FICHE ASTUCE 4 : Est-ce ok de coacher un proche ?

Demande du coach supervisé : « Puis-je coacher un proche ? »


Pistes de travail :

1.    Certaines difficultés supplémentaires peuvent survenir au cours du coaching, du fait que la personne coachée est quelqu’un de proche. C’est pourquoi il n’est pas toujours idéal de coacher un proche.
•    Le coaché peut être plus récalcitrant à partager certains éléments qui sont pourtant essentiels au coaching, soit parce qu’il a peur du jugement qu’il recevra en retour, soit par souci de confidentialité. Étant donné que le coach est quelqu’un de proche, il risque d’être impliqué de près ou de loin dans la problématique abordée, ce qui remet sa neutralité en question.
•    Le coaching pourrait devenir un prétexte pour faire passer des messages indirects, du coach vers le coaché, ou vice versa (accusations, demandes, etc.).
2.    Dans le cas où coach et coaché viendraient de la même famille, il se pourrait qu’ils partagent un même cadre de référence. Le coach pourrait alors se retrouver à tourner en rond avec son coaché, parce qu’il n’a pas le recul nécessaire pour confronter ledit cadre de référence.
3.    Coacher un proche risque aussi d’entrainer une confusion des rôles. La position d’ami ou de membre de la famille est une position bien différente de celle de coach. Une fois le travail entamé, il y a un risque que le coaché continue à attendre de son proche qu’il joue le rôle de coach, et plus celui d’ami ou de membre de sa famille. À la longue, cela laisserait le coach dans une position très solitaire.
4.    Pour aider un proche, on peut toutefois lui donner les outils pour qu’il puisse travailler par lui-même, et lui laisser noter ses propres réponses, sans lui demander de les exprimer oralement. On limite ainsi le risque que le coaché s’auto-censure et on s’assure de ne transmettre aucune de nos attentes quant à la problématique discutée.
5.    Ne confondons pas coacher un proche ou avoir une attitude coach avec un proche. Une formation de coach influence nos comportements : par exemple, avec notre enfant adolescent, plutôt que de donner des réponses ou des conseils, il est judicieux de lui renvoyer des questions pour qu’il s’interroge et trouve seul des pistes d’action.